L'afrique en morceaux est une pièce qui bouscule par l'actualité de son sujet : Une critique des plus dures réalités de l'Afrique où se télescopent les guerres civiles, la pauvreté, le parasitisme social, les pouvoirs, les errances, l'abandon… Cette vision, écrite par l'un des plus grands auteurs africains de la fin du siècle dernier, est une vision sombre, certes, mais vécue de l'intérieur, disséquée, caustique, bien plus juste que les descriptions catastrophiques des médias ou des pouvoirs occidentaux, observateurs passifs et complices des déchirures du continent africain. Lire la suite »
Antinéa, dernière reine amazonale… Aux portes de l’Empire grec, le dernier royaume gouverné par une femme résiste au pouvoir d’Athènes. Antinéa devra choisir. Epouser Perimos comme Athènes l’exige et céder ainsi à son royaume ou combattre ? 2500 ans plus tard, Sara, jeune femme moderne, voudrait bien vivre en paix. Mais, tiraillée par l’envie d’être comme tout le monde et l’impossibilité de l’être, il lui faudra affronter les minuscules combats du quotidien, une ruelle déserte, la déception de sa famille, un défilé de la Pride et rencontrer Ariane. De ce long voyage labyrinthique s’est tissée l’histoire d’Antinéa et celle de Sara, comme un jeu de reflet dans un miroir, entre hier et aujourd’hui, historique et imaginaire, lucidité et humour. Et fierté. Lire la suite »
Contradictions n’est ni spectacle de théâtre, ni spectacle de musique. Mais les deux, par un cousinage certain avec le slam. Plutôt une œuvre urbaine, avec l’assemblage d’images et de vidéos. Parcours initiatique ou voyage à l’intérieur de la tête d’Ousmane, auteur ici d’une sorte de fable à tiroirs, qui fait passer d’une thématique (le religieux, l’Autre, la politique, l’immigration volontaire -qu’il nomme déportation-) à une autre (la femme, le Moi, et l’auteur lui-même). La manière est celle de l’interpellation qui traverse et que portent deux musiciens et deux acteurs. Il y a du délire, dans Contradictions, poétique, philosophique, mystique … Lire la suite »
Dovie Kendo dans un « One woman show » écrit et mis en scène par Wakeu Fogaing - Création 2008. Femme de tête et comédienne haute en couleur, Dovie Kendo n’a naturellement pas la langue dans sa poche. Grâce à son complice Wakeu Fogaing - dont on retrouve ici l’écriture drôle et acide des Histoires de Monsieur N’importe qui - Dovie Kendo exulte. Seule en scène, elle met le doigt « aux endroits qui démangent sa vie de femme dans la capitale économique », non sans rajouter au passage une dose de poil à gratter. Les gens et leurs turpitudes, les femmes et leur cupidité, les hommes, leur violence et leur machisme idiot, personne n’est épargné. Et au-delà du rire, les véritables larmes et les furieux coups de griffe d’une femme éprise de liberté... A Douala, Yaoudné, Abidjan, Lomé, Brazzaville, Belleville, Ménilmontant, Bruxelles, Rome, ceux qui savent s'y retrouveront, ceux qui ne savent pas sauront. Lire la suite »
En Route, créé en 2003-2004, est le premier volet du triptyque sur l'intime que Bernadéte clôt cette année avec Fleur de peau. Pour ce spectacle en solo, elle est partie de ses voyages, lointains ou proches, et des rencontres qu’ils ont suscitées. Des regards, des paroles ou des silences partagés y croisent ses rêves, ses délires, ses déambulations et ses songes. Une sorte de carnet intime parlant de l’humanité rencontrée, un genre de livre de route, un chemin tracé entre le réel et l’imaginaire. Lire la suite »
Spectacle créé à l'automne 2008, Fleur de Peau est le dernier volet du triptyque sur l'intime sur lequel travaille depuis 2003 (avec En Route, puis Tourmente). « Ce qu'il y a de plus profond, c'est la peau » dit Paul Valéry. Fleur de Peau part du proche, de l'intime, des traces qui nous fondent et gravent, pour chacun d’entre nous, leurs histoires dans notre peau. Lire la suite »
Dernière création de Catherine Gaillard, présentée à l'autone 2008 à la Comédie de Genève, Flora Tristan campe la vie de cette femme haut en couleur du 19ème siècle. Aristocrate déchue, Femme socialiste et Ouvrière féministe, monoparentale qui parvient à faire rompre devant la justice son mariage, voilà Flora Tristan telle qu'elle s'est elle-même dépeinte. Femme de lettres, militante socialiste et féministe, elle fut l'une des figures majeures du combat social dans les années 1840, et participa aux premiers pas de l'internationalisme. La voilà, celle que craignait Georges Sand, celle dont les écrits ont inspiré Marx, celle dont le petit fils qu'elle ne connut jamais s'appelait Paul Gauguin. Ce spectacle est l'épopée de Flora Tristan. Lire la suite »
Celle qui fait son marché en marchant, celle qui prend les marchands au marché, celle qui offre un marché aux marchands se promène. Elle troque des trucs, traque les tracés de vie… A travers les histoires du légumier, du volailler ou du laitier, Au travers des odeurs de gingembre, des couleurs de la grenade, du goût des cornes de gazelle, Mélancolie vous propose un grand voyage au départ du Marché du Midi de Bruxelles pour des destinations telles que la Guinée, la Palestine, ou encore Madagascar… Avec l’Histoire d’une immigration ou de la colonisation comme toile de fond, « Histoire de marcher » propose aux enfants une quête : celle du libre choix, de la découverte de soi… et la rencontre de l’autre. Lire la suite »
Ce sont les paroles de rescapés du génocide rwandais recueillies par Jean Hatzfeld, dans Dans le nu de la vie, Récits des marais rwandais, aux éditions du Seuil. La façon dont Sylvie, assistante sociale et Claudine, agricultrice, prennent la parole est une formidable réflexion qui avance "à découvert". Pas de pathos, une émotion sans sentimentalité et au creux de certaines phrases, la gaieté. Peut-être le théâtre accueille-t-il cela mieux que toute autre forme ! Etre seule face à ces textes c'est être seule face à des sentiments « nouveaux » : pas de « pathos », pas de plainte, une émotion fragile, pudique, et quelque chose qui appelle la gaîeté. « Dans le nu de la vie ». Lire la suite »
Parmi les petits, les sans-grade, la merveille des hommes et des femmes ballottés par le trop plein, le peu ou le rien de leur vie, passent une chevelure noire, un éclat de rire, un papillon inconnu. Et le désir de Jason s’envole, court les rues, traverse les tableaux, bouscule tout sur son passage, nouveaux riches, concierges, nains de jardin ! voir le site de Bernadéte Bidàude Lire la suite »
Dans les temps (français mais aussi européens) récents où l’on découvre partout la nécessité de « revisiter la mémoire », celles, entre autres des colonies, et celles des absurdités racontées dans nos livres d’histoire depuis si longtemps, aller entendre Alberto Garcia Sanchez pour corriger nos perceptions sur la découverte des Amériques (de la Conquista à Jacques Cartier en passant par Colomb) est un régal. Lire la suite »
Le Journal d'une autre qui a fait l'objet d'un premier travail en février 2008, est créé cet été 2009 au Théâtre Paris-Villette. Ce spectacle a été adapté par Isabelle Lafon et Valérie Blanchon à partir du journal de Lydia Tchoukovskaïa, où les liens d'amitié et intellectuels, avec la poétesse russe Anna Akhmatova, prennent une large place. Il s'agit de la seconde mise en scène d'Isabelle Lafon. Le spectacle débute au moment où Lydia rend visite pour la première fois à Anna Akhmatova. C’est une visite pour “affaire“. Ce qui, dans le langage codé qu’elle utilise pour rédiger ses notes, signifie qu’elles vont échanger des renseignements sur leurs démarches pour faire libérer le mari de Lydia et le fils d’Anna, arrêtés depuis peu. Lire la suite »
La Mer et Lui est tiré d'un livre de littérature jeunesse de Henri Meunier. Un capitaine en retraite demande la mer en mariage. Comme c’est la première fois qu’on l’invite à sortir malgré son âge, elle accepte . Elle prend sa retraite elle aussi, et se coule dans un verre d’eau. Ils s’installent dans un meublé modeste. « On reconnaît leur porte au bruit du ressac ». Ils se racontent… « Elle lui dévoile certains de ses mystères, de ses trésors fabuleux, et son admiration pour les terres qu’elle ne recouvre pas. En retour, le capitaine lui offre sa légende, et ce que les hommes ont écrit de plus beau sur ses eaux. » Seulement la mer sans la mer, ce n’est plus que du vent. La mer sans la mer, c’est la désolation… . Lorsque la mer reprendra sa place, le capitaine gardera au fond de son petit verre un bout de mer, une goutte complice, histoire de se retrouver de temps en temps en tête à tête dans sa baignoire, la mer et lui. Lire la suite »
Ali et Papi s’aiment bien. Chaque jour ils se titillent, chaque soir, ils se charrient. Cette semaine-là, pour épater son grand-père, Ali se jette à l’eau : il le questionne doucement sur leurs quotidiens, leurs petits riens, et ceux des autres. Ensemble ils ouvriront le robinet des histoires, de la mémoire :celle des hommes échappés du déluge, de la femme qui avait soif, de la source amoureuse, et de la fillette qui rendit l’eau moins capricieuse… Ensemble, ils se poseront la question : « si la chemise est sale, on la lave à la rivière. Mais si la rivière est sale, où la lave-t’on ? »… Un bain d’eau de vie pour remonter aux sources des origines, et mettre « l’or bleu » à la bouche de ceux qui ont soif. Lire la suite »
Légendes. La tradition orale est vieille comme le monde. Toutes les régions ou les pays ont développé au fil des âges un bagage de légendes et de contes qui leur est propre, sorte de miroir de leur petite, comme de leur grande histoire. Les récits ont voyagé avec ceux qui les transportaient dans les poches sommaires ou lumineuses de leur mémoire. Lors des conflits, des exodes. L'Amérique française ne fait pas exception à cette règle. Le Québec notamment à accumulé depuis l'arrivée des premiers colons en Nouvelle-France une tradition orale particulièrement riche. Jocelyn Bérubé fait le guide ici, d'un périple dans les espaces de l'imaginaire québécois à travers ses contes populaires. Lire la suite »
Quelle est la différence entre l’exécution d’un condamné à mort et un assassinat ? L’un est légal et l’autre est un crime mais les deux donnent la mort. Entre ces deux manières de donner la mort laquelle est la plus cruelle ? Celle qui relève de la punition, sur laquelle la société tombe d’accord et à laquelle elle assiste fière de s’offrir un spectacle froid et cynique ou l’autre ? La mort, au nom de quelle loi, au nom de quelle justice, de quelle barbarie l’homme s’arroge-t-il le pouvoir de mettre fin à la vie d’un autre homme ? Quel prétexte suffirait à justifier l’acte de tuer. Lire la suite »
Né de la menace des Etats-Unis d’envahir les colonies britanniques du Canada, les travaux du Canal Rideau débutèrent au début du 19ème siècle. Long de 202 kms, sa creusée et sa construction, par les immigrants toujours plus nombreux, furent un travail colossal. Histoire d’exils, de songes espérants, de luttes pour la survie, du lointain chevillé au cœur, d’âmes errantes, d’ouvriers migrants, de la solitude. Histoire de la solidarité, et de la peine, de la longue mélopée de vie commune à tous les déportés du monde, bâtisseurs anonymes et humains en quête. C’est un bout du récit de l’humanité, une de ces histoires que jamais l’Histoire majuscule des nations ne révèle. Lire la suite »
A travers cette mythologie grecque que nous livre Marie-France Clarous ce sont les fondements de notre civilisation qui apparaissent, le néant des origines, une conception de l’Homme, un fleuve insolite de connaissances, le désir, le psychisme humain, la persuasion et la ruse, l’art de la parole… ! . On a tant écrit et dit et enseigné sur la mythologie grecque. On a tant interprété, donné un point de vue, imaginé, analysé… que l’on pourrait croire que… Que l’on sait ? Allons donc ! Il n’en est rien, toute cette histoire est à redire. C’est ce que fait Marie-France, devenue auteure autant que diseuse, façonnant phrase après phrase une épopée dans un respect nourri de l’essentiel, au sens d’essence des choses. Tout public à partir de 12 ans (accompagnés) Lire la suite »
Naître, ou ne pas naître ? Naître, et n’être rien, rien que pour naître ?... Durant 9 mois, « elle » ne font qu’un. Et puis cet être chair brise la poche, et s’en va au fil de l’eau, à la dérive… Une vie commence. Une autre personne, à part entière, existe. Et peut partir à tout instant. De berceuses en complaintes, de coutumes en légendes et de caresses en étreintes, Mélancolie tente une déambulation entre les mots de l’amour, la mère, la mort, l’amer… avec l’émotion de toutes les femmes qui mettent au monde et qui sont confrontées, dès les premiers instants, au vécu de la séparation. A la rupture. Lire la suite »
Acerbes, ironiques, impressionnistes, crues, les séquences s’enchevêtrent et dessinent un quotidien passé au tamis de la critique. Lire la suite »
Malgré la mondialisation et tout le charabia qui l’accompagne, l’Afrique noire surtout, conserve avec beaucoup de jalousie des pratiques séculaires devenues avec le temps, des valeurs cultuelles et culturelles fortement présentes voire incontournables dans le fonctionnement harmonieux de nos sociétés. Au Bénin et dans d’autres pays de l’Afrique Noire le pouvoir du géniteur (père ou mère) sur l’enfant relève d’un pouvoir divin. Dans certaines sociétés, (sorcières) le géniteur a droit de vie et de mort sur son enfant. Dans d’autres, un enfant qui naît avec des dents ou par le siège doit être sacrifié aux dieux. Dans d’autres encore, les jumeaux sont des dieux auxquels il faut faire des cérémonies particulières avant leur premier contact avec le soleil sinon les parents sont frappés de malédiction. .../... Faut-il au nom d’un degré de civilisation qu’on voudrait atteindre se renier et rejeter en bloc l’irrationnel contenu dans chaque culture ? Que jeter ? Que conserver ? Pourquoi le choix ? Comment le reconnaître ? Omon-mi est un voyage d’exploration des naissances et de l’accueil réservé à l’enfant en général et aux enfants dits sorciers dans nos sociétés. Lire la suite »
Avec Portraits en blues de travail, ce magnifique poète de la narration continue de porter son verbe en bandoulière, prêt à le lancer en éclair sur nos âmes de pierre pour ressusciter le Grand Cirque ordinaire de nos faits divers. La matière noble de son violon a toujours su réchauffer sa mâchoire afin qu’elle hurle à jamais la rage de tous les Tuyau Grandchamp de la terre. Jocelyn conte sans modération. Il est la passion libérée. De l’entité déracinée de Saint-Nil, il est devenu l’identité défoulée en ville. Pourtant, il n’a jamais quitté Saint-Nil. Il est devenu à lui seul son village, déchiré entre le béton et le bois rond. Lire la suite »
Quelque chose comme ça est un spectacle à quatre mains. Un étrange objet hybride oscillant entre le conte, la poésie, le chant et la musique. Un personnage changeant sorte de tyran tendre, de dictateur malin, d’amuseur dérangeant… Un guitariste fou qui oscille entre le rock et la transe. Quelque chose comme ça c'est comme les cris d'une femme qu'on essaierait d’enterrer vivante. Quelque chose comme ça c'est aussi le visage d'un homme qui voit pour la première fois son enfant nouveau né. Quelque chose comme ça nous parle de l'exil, du déracinement, de la nostalgie de la vie et de ses palpitations. Lire la suite »
Parmi ses différents répertoires de contes, s'y trouvent Les contes du Calumet Wabanaki , La mémoire de l’eau , le récit du monde de Kluscap selon M’shoum, et également, Au son du tambour , un programme de contes amérindiens contemporains écrit par différents auteurs dont : Jocelyn Bérubé, Marc Laberge, Steward Daigneault et Joan Pawnee. Robert Seven-Crows s'accompagne de la guitare, du tambour, du guiguamakuan et de chants traditionnels Mi’kmag. A l'issue de chaque représentation, Robert se rend disponible pour entamer un dialogue sur la culture amérindienne. Lire la suite »
C'est ce à quoi travaille Abaye actuellement et qui verra le jour cet automne.Voilà le monologue et la clameur d’un fou vivant au cœur des capitales, qui porte en lui « quelque chose » de la misère du monde, la plaie de toutes les exclusions. A travers sa prose, parfois hallucinée, ses rires ou ses caricatures, passent en claudiquant le commencement et la fin du monde, le pouvoir et les rituels sociaux, l’absurde et la solitude. Abaye campe ce personnage (ou le raconte, le montre ou le fait parler) tel qu’il vit sillonnant les métropoles du Sud, de Douala à Niamey, gesticulant sur le marché central de N’Djamena ou de Cotonou, ou sondant les foules de Brazzaville ou de Lagos. Parole de fou où la philosophie a sa raison d’être. Lire la suite »
Sans Mentir, ce pourrait être l’envie de tenter le flirt, modestement, avec Kafka, Malcolm X, Mandela, Fanon, Lumumba, Césaire, Fela, ou encore Soni Labou Tansi, ces grands frères lointains, pas sur le même terrain qu’eux, oh non, pas avec la prose de l’écrit, mais avec celle de l’oralité, celle d’être, aux mots à maux, comme on pourrait dire au corps à corps. C’est ainsi que sont nées ces histoires de déesse d’Harlem, de mariages impossibles, de rédemption par l’imaginaire, de chauve-souris, ces chroniques actuelles, tirées des voyages d’Abaye d’un pays à l’autre, ces tentatives de comprendre ce qui perd et sauve le monde. Lire la suite »
2ème volet de la trilogie sur l'intime (après En route et avant Fleur de peau) C'est après plusieurs semaines de résidence en Lozère, suite à la rencontre de dizaines d'habitants, que Tourmente a vu le jour. Rêves, récits de vie, légendaire contemporain, amitiés inattendues, anecdotes et silences partagés ont nourri l'aventure durant de longs cheminements en pays secret, aux paysages parfois étranges, à la beauté toujours changeante, haut lieu de résistances en tout genre. Ce n'est pas un spectacle construit sur un collectage mais bien né d'une immersion sur une terre sauvage au milieu des humains qui la pratiquent et la domptent, de connivence en connivence. La création toute entière baigne dans le principe de l'hospitalité. Dans ce récit, on perçoit sans cesse, derrière les peronnages, la puissance des élements naturels (vents, plateau et montagne, le froid, ...), ainsi que la distance, l'effort, l'espace... C'est un spectacle pour un public adulte. Lire la suite »
L’appellation Tripot linguistique désigne toutes les formes ludiques et spectaculaires utilisant les jeux de langage créés par Philippe Doray au sein de Calipso, laboratoire linguistique de Paris III. Ici nous inisiterons sur autant sur le principe de plaisir que sur le fonctionnement de la langue qui devient un formidable laboratoire de connaissance et de plaisir. Le Tripot linguistique est sans conteste également un outil de connaissance de soi (sa langue) et de connaissance de l’autre (la langue de l’autre). Matière d’un spectacle vivant et interactif, la transmission de ce Tripot et sa pratique dépassent les seuls cadres ludique et pédagogique pour atteindre celui des relations sociales, aussi bien d’un point de vue monolingue que bilingue. Il faut des cartes, des joueurs de toutes origines, de tous âges, de toutes conditions, de tous niveaux de formation, et l'envie de jouer, avec les autres et la langue. Pour produire le son de son propre imaginaire. Lire la suite »
Le Zéhéro est un monologue, inspiré du roman de Williams Sassine "Le zéhéro n’est pas n’importe qui", un roman picaresque, débridé et cocasse, interprété par Ibro de la compagnie Alakabon Théâtre, sur un" registre non homologué " sous la direction artistique de Fifi Tam’sir Niane Bangoura. Après avoir appris la mort du PDG Sékou Touré qui avait fait régner la terreur, Camara l’exilé, le zéro, libère tout son refoulé de colonisé, du musulman, et se met à transgresser allègrement les tabous : alcool, tabac ….. Il envisage un retour en Héros au pays natal … la Guinée sans PDG. Après 10 ans d'exil rien a changé, à l'aéroport, le douanier se fait passer pour un gendarme, le gendarme pour le directeur de l'aéroport... Le dictateur est mort, mais les idées du dictateur restent dans les ministères... une occasion aussi de découvrir le délabrement politique, économique, social et culturel de la Guinée. Lire la suite »